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“L’art autrement” : Présentation des Nouveaux commanditaires et des Temporary Custodians

L’art autrement

Présentation des Nouveaux commanditaires (Fondation de France)
et des #temporarycustodians (Islington Mill)

Mardi 2 mai 2017,
Campus SophiaTech, Learning Centre (http://bibliotheque.unice.fr/infos-pratiques/bibliotheques/sophiatech)
10h30 – 12h30

Comment les œuvres peuvent-elles changer la société ? Comment répondre aux besoins de représentation, ou d’ordre symbolique et artistique auquel chacun peut être confronté dans la société ? Dans une société démocratique, comment permettre à tout citoyen qui en éprouve le besoin de solliciter un artiste pour commander une œuvre ? Comment penser l’art dans la société au-delà de l’institution et du marché de l’art, en l’investissant d’une vie sociale inédite ?

Depuis le début des années 1990, l’action Nouveaux commanditaires, initiée par la Fondation de France, propose d’inverser la logique traditionnelle de la politique d’offre culturelle pour démocratiser l’accès à la culture et à la commande artistique au XXIème siècle.

Le dispositif permet à des citoyens confrontés à des enjeux de société ou de développement d’un territoire, d’associer des artistes contemporains à leurs préoccupations en leur passant commande d’une œuvre. Qu’ils soient médecins, charcutiers, enseignants, fleuristes, astrophysiciens, agriculteurs, colombophiles, étudiants ou retraités, ouvriers, journalistes, sportifs, simples habitants ou élus politiques, des commanditaires ont permis de produire des œuvres d’art contemporain dans des contextes aussi inattendus que des services de soins palliatifs, des centres d’action sociale, des sociétés historiques, des laboratoires de recherche scientifique, des universités et grandes écoles, des restaurants universitaires, des cimetières, des églises, des parcs naturels, des fanfares municipales, etc.

L’originalité de cette action repose sur une conjonction nouvelle entre trois acteurs privilégiés : l’artiste, le citoyen commanditaire et le médiateur culturel délégué par la Fondation de France ; accompagnés par des partenaires publics et privés réunis autour du projet.

Depuis la création du protocole au début des années 90, plus de 400 commandes ont été réalisées sur l’ensemble du territoire national et européen, portées par des milliers de commanditaires issus de la société civile. Des artistes de notoriété souvent internationale s’y sont investis, multipliant des pratiques allant de la peinture à l’architecture, en passant par la sculpture, la vidéo, la musique.

Depuis 2016, Claire Migraine est médiatrice-relais agréée par la Fondation de France pour mettre en oeuvre l’action Nouveaux commanditaires dans les Alpes-Maritimes, à travers la structure associative thankyouforcoming.

#temporarycustodians est un projet de R&D initié ​en Grande-Bretagne ​par une curatrice, Helen Kaplinsky et un artiste, Maurice Carlin, ​vise à interroger en quoi le déplacement de l’art vers une économie du partage, des communs de la collaboration et de la distribution en pair à pair pourrait constituer une opportunité pour ​repenser​ la collection telle qu’elle a été institué​e​ historiquement par des acteurs privés et publics. Le terme “custodian” (gardien) évoque la responsabilité, la garde et le fait de prendre soin ; le mot “temporary” (temporaire) renvoie quant à lui à l’idéal des TAZ (Temporary Autonomous Zone) et à une forme de propriété qui s’apparente à “détenir ​s​ans posséder”. #temporarycustodians est basée dans la Regent Trading Estate Warehouse, à côté d’Islington Mill où sont ​​notamment entreposées les oeuvres de Lindsey Seers, Joey Holder and Laura Morrison…

Helen Kaplinsky ​est une curatrice indépendante et une écrivaine basée à Res. gallery and workspace ​à​ Deptford, ​dans le Sud-Est de Londres. ​Ses récents projets autour des collections et des archives ont réfléchi à la notion de propriété à l’aune des nouveaux dispositifs numériques d’échanges. ​La plateforme de R&D Temporary Custodians ​a été initiée avec l’artiste Maurice Carlin ​pour repenser l’histoire des collections et du soin apporté à l’art et leurs nouvelles dynamiques.

​​Cet événement est organisé dans le cadre du projet ValueModels ​(Académie 1 de l’Idex) ​qui ​s’intéresse aux questions de valeur​s.

Les Coopératives dans la Recherche

Rencontre organisée par
Alexandre Monnin (WIMMICS, TCP-IP + Blockchain)
autour de Coopetic Recherche, représenté par sa gérante, Anita Potopappas,
en présence de plusieurs acteurs locaux
(Mnémotix, la Fabrique des Mobilités, Club Cap EF, T.E.T.R.I.S., etc.)

Avec une introduction de Marc Barret, Directeur exécutif de l’Innovation au sein de l’Idex UCA JEDI [sous réserve]

Mardi 17 janvier 2017,
Campus SophiaTech, Learning Centre
(http://bibliotheque.unice.fr/infos-pratiques/bibliotheques/sophiatech)
09h30 – 12h30

Les sociétés coopératives et leur dérivé, les SCIC (Sociétés Coopératives d’Intérêt Collectif), constituent aujourd’hui un modèle qui suscite de plus en plus d’intérêt, comme alternative aux startups, qui demeurent la perspective “naturelles” pour les chercheurs souhaitant développer leur activité en dehors du cadre de la recherche stricto sensu, mais aussi plus largement, pour redonner un autre sens au travail tout en contribuant à une véritable refondation démocratique. Comme le souligne Frédéric Lordon :

” Qu’elle s’adonne à l’activité particulière de fournir des biens et services n’empêche pas une collectivité productrice de recevoir, précisément en tant qu’elle est une collectivité, le caractère d’une communauté politique — et d’être autogouvernée en conséquence : démocratiquement.”

A l’heure où les modèles coopératifs se multiplient, il est intéressant de les confronter aux évolutions récentes de la recherche (recherche par projet, insistance sur l'”excellence”, surspécialisation liés aux critères d’évaluation, concurrence accrue entre centres, équipes et laboratoires, etc.), et plus particulièrement au plan local, dans le cadre du développement de l’Idex UCA JEDI, dont l’objectif avoué vise à de favoriser les coopérations transversales et transdisciplinaires entre les acteurs qui le composent. Comment rendre la recherche plus démocratique et soucieuse de durabilité quand la moyenne des projets, comme des startups, est d’à peine trois ans ? Comment passer de la compétition tous azimuts à des nouvelles formes de coopérations qui supposent de dépasser les silos de l’évaluation ? Comment, plus largement, faire en sorte que la recherche contribue à l’établissement de nouveaux communs au bénéfice (réel) du public ?

Face à toutes ces questions, nous recevrons Anita Protopappas qui présentera Coopetic Recherche, une coopérative d’activité et d’entrepreneurs (CAE) permettant aux chercheurs et ingénieurs de recherche d’exercer leur activité en facturant leurs services sur des missions qu’ils peuvent définir à la fois dans les laboratoires académiques et privés leur donnant ainsi la possibilité aussi de développer leur propre projet de recherche. Centrée sur l’humain et les compétences des docteurs et ingénieurs, la coopérative offre un nouveau modèle d’exercice de leur métier de chercheur, avec un statut de salarié (en CDI) associé au sein d’une structure apportant un support administratif, comptable et juridique ainsi qu’un accompagnement. La philosophie et l’objectif du projet de la coopérative est de mutualiser les moyens et les compétences et de développer l’interdisciplinarité (http://www.coopetic-recherche.com/).

    Pour échanger avec elle, plusieurs acteurs locaux nous rejoindront :

  • la coopérative (SCIC) du numérique Mnémotix, issue de l’équipe-projet WIMMICS (UCA, Inria, CNRS, I3S), représentée par ses deux co-fondateurs, Mylène Leitzelman et Nicolas Delaforge (http://mnemotix.com/) ;
  • La Fabrique des Mobilités, représentée par son fondateur, Gabriel Plassat (Ademe), qui agrège une communauté d’acteurs de la mobilité autour de la fabrique de communs mutualisés, seule à même de leur permettre d’envisager de rivaliser avec les grands oligopoles du numérique qui sont aujourd’hui partie à la conquête de ce secteur (http://lafabriquedesmobilites.fr/) ;
  • le Club CapEF, représenté par Christophe Sempels, promoteur de l’économie de la fonctionnalité et de la coopération qui entend outiller le passage d’une économie basée sur la compétition à une économie fondée sur la culture d’écosystèmes partagés (http://www.club-cap-ef.com/) ;
  • la SCIC T.E.T.R.I.S., située à Grasse, dont les activités vont de la recherche-action à l’éducation populaire et s’appuient des installations allant du Fab Lab à l’épicerie collective, le tout s’inscrivant dans un horizon qui est celui de la soutenabilité au plan environnemental (http://scic-tetris.org/index.html).

Cette matinée s’inscrit dans le cadre de la réflexion menée par la plate-forme « TCP-IP + Blockchain » (Transdisciplinary Collaborative Plaform for Internet of things and Platform-cooperativism + Blockchain), initiée dans le cadre des réponses à Manifestation d’Intérêt (MI) de l’Idex, en vue de répondre à l’appel à projet Pré-Maturation et d’envisager la possibilité de faire de TCP-IP+ B une coopérative de recherche.

A week around Brian Cantwell Smith: Morgenstern Colloquium + Workshop at MSHS

We have the great honor to welcome Brian Cantwell Smith who will deliver a Morgenstern Colloquium at Inria Sophia Antipolis (Dec. 8th) and participate in a workshop at MSHS Nice (Dec. 13th).

Morgenstern Colloquium:

Summary: : Much of the technical terminology of computer science betrays its logical heritage: ‘language’, ‘symbol’, ‘syntax’, ‘semantics’, ‘value’, ‘reference’, ‘identifier’, ‘data’, etc. Classically, such terms were used to name essential phenomena underlying logic, human thought and language — phenomena, it was widely believed, that would never succumb to scientific (causal, mechanical) explanation. Computer science, however, now uses all these terms in perfectly good scientific ways, to name respectable scientific (causally explicable, mathematically modellable) phenomena.

There are two possibilities. The first is that computer science has given us a scientific understanding the fundamental mysteries of language, logic, and mind. The second is that computer science has redefined these words, so that, although they have been brought into the realm of the scientific, they no longer refer to what they used to refer to. Most people believe the former. I will argue for the latter: that, for reasons traceable back to Turing’s 1936-7 paper, computer science has redefined these terms in such a way as to “disappear” much of what is fundamental to the human condition: language’s long-distance reach, the “non-effectiveness” of truth and reference, thought’s normative deference to the world.

The result, I believe, not only challenges prospects for Artificial Intelligence and cognitive science, but also limits our ability to understand data bases, knowledge representation, even programs. It also hinders communication, because overlapping technical vocabulary means different things in different communities. Most seriously, it undermines our ability to talk about the most fundamental aspects of semantic or symbolic systems.

Where and When: The Colloquium will take place in the amphitheater Morgenstern, building Kahn, in the Inria Center of Sophia Antipolis, December 8th at 11:00.

Seminar at MSHS:

As part of its running seminar (MSHS/ GREDEG/ INRIA-I3S wimmics) about « Digital artifacts and materialities », we have the great honor to welcome Brian Cantwell Smith (University of Toronto).

Where and When: The seminar will take place on Tuesday, December 13th, 14:00 – 17:00, room 129, MSHS, Nice. Alexandre Monnin will introduce Brian Cantwell Smith’s work before a discussion with the latter.

Bio:

Brian Cantwell Smith is Professor of Information, Philosophy, and Computer Science at the University of Toronto. His primary appointment is in the Faculty of Information, where he served as Dean from 2003-2008, and where he held a Canada Research Chair in the Foundations of Information. He also teaches in the University’s Cognitive Science Program and Philosophy Department, is a senior fellow at Massey College, and is a member of the Research Council of the Canadian Institute for Advanced Research.

Dr. Smith received his B.S., M.S., and Ph.D. from the Massachusetts Institute of Technology in Computer Science and Artificial Intelligence. In the 1980s and 1990s he held senior research and administrative positions at the Xerox Palo Alto Research Centre (PARC) in California, was an adjunct professor in the Philosophy and Computer Science departments at Stanford University, was a founder and principal investigator of the Stanford-based Centre for the Study of Language and Information (CSLI), and was a founder and first President of Computer Professionals for Social Responsibility (CPSR). In 1996 he moved to the Indiana University at Bloomington as professor of cognitive science, computer science, philosophy, and informatics, where he was also a fellow of the Center for Social Informatics in the School of Library and Information Sciences. From 2001 to 2003 he held the Kimberly J. Jenkins University Professorship of Philosophy and New Technologies at Duke University, with appointments in Philosophy and Computer Science.

In the 1980s Dr. Smith developed the world’s first reflective programming language (3-Lisp). His present research focuses on the conceptual foundations of computation and information, and on new forms of metaphysics, ontology, and epistemology. He is the author of On the Origin of Objects (MIT, 1996). Two volumes of papers, entitled Indiscrete Affairs, are forthcoming; a multi-volume series entitled The Age of Significance: An Essay on the Origins of Computation and Intentionality is also in preparation.

His work made him have discussions with thinkers from various fields and schools: logic, analytic philosophy, STS (Science and Technology Studies) leading to a unique synthesis up to this day. At the very beginning of the 1990s he was part of an informal with Adam Lowe, Adrian Cussins and Bruno Latour which publish a small book, Registration Marks: Metaphors for Subobjectivity (currently translated in French by Alexandre Monnin). His work represents the first ontological turn of STS, well before the recent debates over the so-called object-oriented ontologies or the speculative realism.