Annonce de la constitution du réseau d’experts sur l’ouverture des données publiques

Communiqué paru hier sur le portail modernisation.gouv.fr :

Etalab a installé, ce mardi 14 mai, son réseau d’experts, conformément aux instructions de la Feuille de route du gouvernement en matière d’ouverture et de partage des données publiques.

Un réseau de personnalités qualifiées dans l’ouverture et le partage des données publiques

Constitué de personnalités qualifiées, ce réseau ouvert aux chercheurs, entrepreneurs, collectivités locales et autres acteurs de l’open data et mélange des compétences en droit, datasciences, philosophie, informatique, design, sciences politiques, innovation ouverte ou autres, nécessaires à l’ambition du gouvernement en matière d’ouverture et de partage des données publiques.

La co-production de l’ « open data » et de l’ « open government »

Le réseau d’experts se réunira environ tous les deux mois, nourrira la mission Etalab de ses expertises, pourra remettre des avis, notamment sur des questions transmises par les ministères, et travaillera avec la mission Etalab et le SGMAP à la préparation des prochaines étapes de la politique d’ouverture des données publiques et de gouvernement ouvert.

La charte d’engagement et la liste des experts « Open data » :

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Enregistrement de mon intervention à l’ATMOC (“Philosophie et Ontologie du Web”)

A écouter en streaming audio ou à enregistrer (l’exposé ou la discussion).

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Intervention à l’ATMOC : Atelier de Métaphysique et d’Ontologie Contemporaines

Je suis très heureux d’être intervenu aujourd’hui à à l’ENS dans le cadre de l’ATMOC, haut lieu des discussions métaphysiques en France, à l’invitation de Raphaël Millière (que je remercie, ainsi que Martin Fortier) pour l’une des toutes dernières séances de l’année. L’enregistrement de celle-ci et des questions qui suivirent devraient être bientôt disponibles.

« La philosophie et l’ontologie du web »

Abstract.

C’est en prenant conscience de la richesse des débats autour de l’architecture du Web, notamment au sein du W3C, que l’idée d’une philosophie du Web a vu le jour. A première vue, le Web y figure d’abord en tant qu’objet traditionnel de recherche, qui, dans le sillage du Web Sémantique et de l’architecture du Web, entre en résonance évidente avec les problématiques classiques de la métaphysique et de la philosophie du langage. Dans cette perspective, nous étudions quelques-uns de ses composants principaux (URI, ressources).

En parallèle, nous soulignons également son importance au regard de la question du devenir de la philosophie elle-même. En effet, le travail ici entrepris ne s’est nullement contenté de projeter les concepts a priori d’une philosophia perennis. Il a consisté, au contraire, à interroger les architectes du Web eux-mêmes pour faire émerger leur métaphysique empirique, en observant les controverses qu’elle a suscitées. Quitte, parfois, à prendre davantage au sérieux leurs propres réponses qu’ils ne le firent eux-mêmes. En outre, il s’agit rien de moins que de repenser la pratique de la philosophie en miroir de « l’ingénierie philosophique », selon l’expression de Tim-Berners-Lee, pensée ici comme la production de distinctions nouvelles (P. Livet) dans un monde en train de se faire (une activité en définitive, ontogonique).

In fine, le concept de « ressource », au coeur de l’architecture du Web, fournit une redéfinition de l’objet très riche, proche de la conception développée dans On the Origin of Objects par Brian Cantwell Smith. Nous sommes ainsi conduits, au titre d’une philosophie de l’ingénierie philosophique à mener une réflexion plus vaste sur la nature de l’objectivation et des objets (de nature “ontologique”, donc, au sens de « théorie de l’objet », que revêt ce mot depuis son apparition dans le lexique philosophique au XVIIe siècle). Celle-ci rejoint des préoccupations politiques, dans la perspective de l’établissement d’un monde commun, auquel le Web participe activement.

http://www.atmoc.fr/files/aeb3cb75160994a8740b794c25298bf1-59.html

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AAC : Quels agencements pour les Humanités Numériques ?

Appel à publication pour un numéro de Les Cahiers du Numérique
http://lcn.revuesonline.com

Quels agencements pour les Humanités Numériques ?
sous la direction de Eddie SOULIER

Date limite de soumission : 30/06/2013

THÉMATIQUE

Sciences et technologies de l’information et de la communication

OBJECTIF
La quête d’un entre-deux entre l’acteur et le système a été la marque de fabrique des Sciences Humaines et Sociales (SHS) au tournant des années 80, stylisée comme une dualité par Antony Giddens. Les catégories de dispositifs (Foucault), d’agencements
collectifs d’énonciation (Deleuze et Guattari), de pratique (Schatzki), d’acteur-réseau (Callon et Latour) ou d’institutions du sens (Descombes) ont été des candidates, parmi d’autres, au dépassement de cette dualité. Elles s’inscrivent en tension vis-à-vis de l’ordre de l’interaction décrit par Ervin Goffman, tension qu’on peut étendre à « l’ordre de la situation » (en référence à la phénoménologie sociale, l’ethnométhodologie ou la
cognition située) comme à celui de l’activité, mis en avant par les théoriciens contemporains de l’activité (Engeström, 1987 ou Clot, 1999). Les premières catégories présentent un air de famille holistique que ne possèdent pas les secondes (qui ne
formeraient qu’un « holisme affaibli » selon Berthelot, 2001), celui d’un holisme renouvelé cependant, où les propriétés des phénomènes émergent de l’interaction entre les parties
et non d’un tout organique, comme le rappelle vigoureusement Manuel DeLanda (Agencements versus totalités, 2009).
Les caractéristiques des nouvelles approches holistiques – que nous regroupons pour ce  numéro spécial des Cahiers du Numérique sous l’étendard de la théorie des agencements - sont maintenant connues : abandon de la distinction micro/macro, place prépondérante
des objets, accent mis sur la relation entre entités hétérogènes (relationnisme) et en particuliers sur la force des liens faibles, encastrement des entités, genèse matérialiste des rationalités et idéalités, importance de la performativité qui oriente le regard sur les dynamiques, la topologie et les connexions plutôt que sur les substances. Cette réflexion à nouveaux frais sur la nature de la réalité sociale est consécutivement l’occasion d’un regain d’intérêt pour l’ontologie sociale (Searle, 1995 ou, en France, Livet et Ogien, 2001 et Livet et Nef, 2009), et donc sur ces « entités », que semblent respecifier les DH par accumulation de données et nouvelles techniques d’exploration.
Quel renfort semble venir apporter le formidable développement des technologies numériques actuelles à la question des agencements ? La convergence entre l’accroissement des usages sociaux des technologies numériques et l’intégration de la
culture numérique dans les pratiques de recherche d’aujourd’hui ne suffit pas pour autant à faire discipline ni même interdiscipline. Aussi ce numéro spécial cherche-t-il à croiser spécifiquement ces pensées de l’agencement – qui ont placé les relations sociotechniques à la base des SHS et de ses objets – au thème des humanités numériques, autour de trois grands questionnements, avec pour objectif explicite de mieux élucider l’apport réflexif et critique de cette dernière démarche à la question des agencements sociaux, leurs modes d’existence et leur compréhension :
- Comment comprendre l’interrelation entre le Web grand public comme étant lui-même un agencement ou un dispositif de support et d’inscription de nos conduites sous forme de données et les phénomènes, objets et catégories qui sont au centre
des intérêts actuels de connaissance des SHS, des arts et des Lettres ? (plan ontologique).
- La tendance à une certaine réduction des comportements aux usages et à leurs traces numériques sous forme de « données », notamment dans le contexte de l’accumulation des données massives et ouvertes, n’est-elle pas elle-même un effet
d’agencements sociotechniques porteurs de certaines relations de pouvoir dont il s’agirait de mener à bien une reconceptualisation plus critique ? Les humanités numériques sont-elles suffisamment bien armées pour cela ? De quelles régulations épistémiques se réclament-elles ? La recherche contemporaine s’oriente-t-elle vers
un irénisme ultra-empirique ou est-ce plutôt le projet d’une (hyper)démocratisation de la science qui se joue ? (plan épistémique et politique).
- Enfin comment entendre, dans les termes des sciences et des techniques en tant qu’agencements ou méta-réseaux, l’évolution actuelle des pratiques scientifiques et des méthodes de conduite de la recherche et de diffusion de ses résultats induit par les outils numériques et le traitement des données dans le champ des SHS ? (plan axiologique et [de la double] herméneutique).
Nous sollicitons des contributions couvrant toutes les problématiques autour des agencements sociotechniques et des humanités numériques (liste suivante non exhaustive) :

  1. Genèse et histoire des humanités numériques Intégration de la culture numérique dans les pratiques de recherche
  2. Usages des outils numériques pour la collecte, la patrimonialisation, l’exploitation et la visualisation des données
  3. Contribution des humanités numériques à l’innovation intellectuelle et la créativité
  4. Contours de la science participative
  5. Fondements théoriques, appareillage critique et méthodologies des humanités numériques
  6. Rôle des usages numériques dans la fabrique des événements sociaux (émeutes, révolutions, rumeurs, etc.)
  7. Apports concrets des outils développés par et pour les digital humanities
  8. Vérités, justifications et controverses autour de la réalité
  9. Perspectives de la socio-informatique sur la simulation sociale
  10. Influence de la communication numérique des résultats scientifiques sur le débat public

COMITÉ DE RÉDACTION DU NUMÉRO

  • Valérie Carayol, Université de Bordeaux 3
  • Hugues Choplin, Université de Technologie de Compiègne
  • Alexandre Gefen, CNRS-Université Paris 4 Sorbonne
  • Sylvie Grosjean, Université d’Ottawa
  • Olivier Le Deuff, Université de Bordeaux 3
  • Christophe Lejeune, Université de Liège
  • Myriam Lewkowicz, Université de Technologie de Troyes
  • Alexandre Monnin, INRIA – Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Gloria Origgi, CNRS-Institut Jean Nicod
  • Sophie Pène, Université Paris Descartes

CALENDRIER

  • Date limite remise contributions 30/06/2013
  • Réponse aux auteurs : 15/09/2013
  • Remise version finale : 30/11/2013
  • Remise à l’éditeur : 31/12/2013
  • Parution du numéro : janvier 2014

RECOMMANDATIONS AUX AUTEURS
Les soumissions sont à envoyer à Eddie Soulier (coordonnées ci-dessous) et doivent respecter la feuille de style word de la revue disponible sur le serveur http://lcn.revuesonline.com (ou
sur demande à : lcn@lavoisier.fr)

Les articles sont compris entre 20 et 25 pages. Ils sont acceptés en français (ou en anglais pour les auteurs non francophones).
Les soumissions peuvent être envoyées sous forme de fichiers PDF
Les versions finales sont acceptées au format Word uniquement

CONTACT
Eddie Soulier. Université de technologie de Troyes
12 Rue Marie Curie CS 42060 – 10004 TROYES CEDEX
Tel 06 84 23 55 84
eddie.soulier@utt.fr

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BIG DATA : que fait l’Université ?

Je vous signale la tenue de cette journée consacré au Big data à l’organisation de laquelle je suis associé.

 

Une journée Paris Descartes INRIA

Les big datas, objet et matériau de l’enseignement universitaire

Le 11 juin 2013, l’IUT de l’université Paris Descartes en partenariat avec INRIA organise une journée de réflexion et de projet sur les usages des big data dans la pédagogie universitaire.
Cette journée d’étude réunit Universités, Centres de recherche, Services publics et Entreprises autour des big data et de la transformation que leur disponibilité introduit dans l’enseignement universitaire et dans la formation à la recherche.

Universitaires, Editeurs, Acteurs des Data, vous êtes cordialement invités à prendre la parole et partager votre expérience.

Envoyez simplement un titre, un résumé de 5 lignes avec votre nom, le nom de votre institution, entreprise à sophie.pene (at) parisdescartes.fr avant le 20 mai. Le programme sera publié le 1er juin.

Voici quelques suggestions de thèmes :

  • des études de cas d’utilisation pédagogique de sets de données
  • des évaluations de sets de données
  • une histoire des utilisations pédagogiques des données
  • une prospective de la relation entre données et pédagogie
  • des réflexions sur le cadre éthique, scientifique et social des utilisations de données à l’université
  • une perspective ouverte sur l’enseignement de l’informatique comme condition de l’usage des données
  • des échanges R&D : comment les chercheurs de ces domaines voient la suite
  • Le point de vue des éditeurs, l’expression d’attentes quant au public univerisitaire des datas
  • Un état des lieux des ouvertures de données de services publics ou d’entreprises, pour des coopérations et des objectifs inventifs.

Que vous soyez intervenant-e ou visiteur-se, ayez la gentillesse de vous inscrire via Amiando 

 

Nos buts  

Lancer un réseau open free data pour l’innovation pédagogique

  • en relation avec les politiques publiques de libération de données.
  • innovant pour la pédagogie et la recherche.
  • regard critique sur l’accessibilité et la contextualisation des données, le design des services, réflexion sur des travaux possibles, définition de bonnes pratiques de publication pour des utilisations à l’Université.

Discuter des usages des données dans la pédagogie

  • mise en perspective :  histoire de l’utilisation de données statistiques dans l’enseignement universitaire, (l’histoire des disciplines, les méthodes et des compétences visées).
  • réflexion prospective : comment les enseignements fondés sur de grands ensembles de données vont-ils évoluer sous l’effet de l’infoviz, du crowdsourcing, des études de  controverses ?
  • principes éthiques, techniques et scientifiques pour ces dimensions nouvelles de la pédagogie ?

 

Imaginer de nouveaux profils d’étudiants 

  • regard sur l’utilisation de sets de données dans l’enseignement

Les enseignants chercheurs sont chroniquement en quête de données réelles pour apporter aux étudiants un matériau capable de restituer dans leur complexité les conditions mathématiques et informatiques de données décisionnelles. La “grandeur nature” des données est susceptible de transformer l’enseignement et de donner à la relation entre données, sciences et société une authenticité et une polysémie  pleines de potentiel.

  • des synergies, des compétences
  • programmes R&D
  • retours d’usages
  • juniors entreprises
  • écosystèmes autour de grandes entreprises fournisseurs de données
  • thématiques porteuses :  l’apprentissage,la santé, les smart grids, les donnnées environnementales.
  • créativité pédagogique libérant des étudiants curieux, “fouilleurs”, innovants et entrepreneurs.

 

Les enjeux  de cette utilisation des données sur les compétences des étudiants

  • les profils professionnels attendus dans la prochaine décennie
  • les rapports entre entreprises, centres de recherche et universités qui s’ensuivent
  • un empowerment des étudiants, une prise en main de leur cursus : Quels nouveaux types ´exercices se dessinent, qu’il s’agisse d’études  de cas, de sujets de mémoires, de stages et de diplômes? Quelle place dans la formation pour l’édition de données, les représentations cartographiques et la datavisualisation ? Comment aider les étudiants à se représenter le tissu industriel, les coopérations qui les attendent dans ce monde de datas, et à devancer les exigences pour en faire des atouts ?
  • l’ apprentissage du code, dans toutes les disciplines , comme un élément de la literacy universitaire, une question pédagogique centrale pour tout le débat sur open data et université.

 

La journée est coordonnée par F-X Jollois, J-M Poggi, G.Bordry, A.Monnin et S.Pene

 

Selon Hal Varian, Google’s Chief Economist,

 ‘What’s ubiquitous and cheap?’ Varian asks. ‘Data.’ And what is scarce? The analytic ability to utilize that data”.

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Nouveau départ !

Après trois ans et un mois passés à l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou, et après avoir soutenu ma thèse le 8 avril de cette année, je pars en Allemagne de début mai à fin juillet comme chercheur invité à l’IKKM (Internationales Kolleg für Kulturtechnikforschung und Medienphilosophie – Université du Bauhaus), à Weimar, notamment pour participer à plusieurs ateliers autour d’Antoine Hennion et Bruno Latour, notamment autour de l’éthique située et de l’Enquête sur les modes d’existence.

En outre, je viens d’être nommé au sein du collège d’experts sur l’Open Data de la mission Etalab et ce pour une durée d’un an.

Etalab, le service du Premier ministre en charge de l’ouverture et du partage des données publiques, a souhaité s’entourer d’un réseau d’experts rassemblant différentes parties prenantes à cette politique et différentes compétences scientifiques, techniques et entrepreneuriales.
Ce réseau d’experts doit accompagner et éclairer les travaux d’Etalab, notamment, dans les prochains mois, la réflexion sur les fonctions du portail data.gouv.fr, la réflexion sur une politique nationale face aux redevances sur les données publiques et la conduite des débats thématiques à venir.

De nouvelles aventures en perspective !

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Intervention de Brian Cantwell Smith : “The philosophy of computation: meaning, mechanism, mystery”

Nous avons le plaisir de vous proposer une nouvelle vidéo, enregistrée à l’occasion de la venue de Brian Cantwell Smith à Paris. Il s’agit de sa première intervention filmée en France, qui reprend les fondamentaux de sa philosophie tels qu’exposés dans son maître ouvrage On the origin of objects.


Brian Cantwell Smith : "The philosophy of… par PhiloWeb

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Docteur !

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Docteur (mention très honorable avec les félicitations du jury) !

Credits Photo : Milan Stankovic.

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Annonce de ma soutenance de thèse le 8 avril 2013 : “Vers une philosophie du Web”

Après 6 ans de travail j’ai le plaisir d’annoncer la tenue de ma soutenance de thèse.

Vers une Philosophie du Web

Le Web comme devenir-artefact de la philosophie
(entre URIs, Tags, Ontologie(s) et Ressources)

Celle-ci se déroulera dans la salle Louis Liard,, le 8 avril 2013, à 14h30 :

image

En voici le résumé :

Cette thèse entend prendre acte de l’importance du Web d’un point de vue philosophique. Importance double : à la fois comme objet de recherche, qui, dans le sillage du Web Sémantique et de l’architecture du Web, à des titres divers, entre en résonnance évidente avec les problématiques classiques de la métaphysique et de la philosophie du langage. Dans cette perspective, nous étudions quelques-uns de ses composants principaux (URI, ressources, tags, etc.). En parallèle, nous soulignons son importance au regard de la question du devenir de la philosophie elle-même. En effet, le travail entrepris ne s’est nullement contenté de projeter les concepts a priori d’une philosophia perennis. Il a consisté, au contraire, à interroger les architectes du Web eux-mêmes pour faire émerger leur métaphysique empirique, en observant les controverses qu’elle a suscitées. Prendre acte de la portée ontogonique d’une pratique telle que « l’ingénierie philosophique », selon l’expression de Tim-Berners-Lee, pensée ici comme la production de nouvelles distinctions dans un monde en train de se faire, nous conduit à mener une réflexion plus vaste sur la nature de l’objectivation. Celle-ci rejoint en fin de compte des préoccupations politiques, dans la perspective de l’établissement d’un monde commun, auquel le Web participe activement.

Composition du jury :

M. Bruno Bachimont (Directeur à la Recherche, UTC, rapporteur)

M. Brian Cantwell Smith (Professeur, Université de Toronto, examinateur)

Mme Christiane Chauviré (Professeure Emérite, Paris 1, directrice)

M. Fabien Gandon (Chargé de Recherche, Inria Sophia Antipolis, examinateur)

M. Antoine Hennion (Directeur de Recherche, Mines ParisTech, rapporteur)

Mme Sandra Laugier (Professeure, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, examinatrice)

M. Richard Rogers (Professeur, Université d’Amsterdam, examinateur)

Plus d’infos sur https://www.facebook.com/events/471347632938436/

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Présentation de DBpedia en français et HDA Lab au Divan du Monde


Alexandre Monnin, soirée *di*/zaïn #5 : code(s… par soireesdizain

Merci à Marina Wainer pour son invitation !

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